lundi 23 novembre 2009

Vivre sans Latendresse?

J'ai bien beau vivre à London, mais Montréal vit un peu en moi. Une de ces passions qui m'animent, ce sont les Canadiens. Car, si vous ne le saviez pas, j'apprécie le hockey. Assez pour avoir plusieurs centaines de cartes de hockey, amassées depuis ma jeunesse. Comme tout enfant des années 80, collectionneurs de cartes, je me suis amouraché des célèbres Pro-Set 1990-1991.


Pourquoi ai-je choisi particulièrement de parler de hockey dans ce billet, surtout des Canadiens, puisque London possède la plus puissante équipe de la ligue de la OHL, les London Knights? Tout simplement parce que je viens d'apprendre une nouvelle que certains prévoyaient et d'autres appréhendaient. Guillaume Latendresse, maintenant l'ancien numéro 84 des Glorieux, vient d'être échangé. Se termine ainsi une lune de miel que les partisans du gros attaquant avait entamée lors de sa première saison. Un power forward québécois, ou en quelque sorte, il avait ravivé l'espoir des jeunes et des moins jeunes, qui scandaient «Guy, guy, guy» lorsqu'il touchait à la rondelle, ovation qui était offerte autrefois à l'ancienne vedette Guy Lafleur, alors qu'il faisait vibrer la sensible corde nationale...et vocale! Désormais, sous les cieux du Minnesota, Latendresse devra prouver son potentiel. Ou devra essayer. Lorsqu'on lui demanda ses propres pensées à propos de l'échange, Latendresse s'exprima ainsi:

«Mon cerveau était déjà ailleurs»

Il va de soi qu'une telle phrase, dite par un joueur de hockey, fera jaser. Soyez honnêtes. Si je n'avais pas fait une telle introduction et que je vous avais présenté cette citation hors contexte, qu'en auriez-vous pensé? J'attends vos commentaires.

Mais vivre sans Latendresse,
On ne le pourrait pas,
Non, non, non, non?

- La tendresse, Bourvil, 1963. http://www.greatsong.net/CLIP-BOURVIL,LA-TENDRESSE,22482.html

lundi 16 novembre 2009

Choses vues...et entendues

La London Transit est en grève. Mais c'eût pu être pire, c'est-à-dire en plein milieu d'un hiver glacial. Dehors novembre, on respire encore.
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Un professeur de littérature: «It must be a short vowel, or else it would fuck up the hexameter!»
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Il y a désormais plus de distributrices de Purell que de ketchup dans les cafétérias. Attention aux étourdis!
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Récitation d'un passage en latin d'une cinquantaine de mots. Le professeur vous envoie sa lecture, enregistrée comme Mp3.
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La page Wikipédia d'Hugo Lapointe vaut vraiment le détour. Dans les deux sens possibles.

jeudi 12 novembre 2009

Les Coquelicots

11 novembre 1918, à 11 heures du matin. Fin officielle, ou officieuse, de la Grande Guerre. On entasse quelques corps à gauche et à droite, le plomb qui n'a pas fondu dans la tête d'un soldat, orne sa poitrine. L'Allemagne est défaite, la Russie impériale n'est plus et deux Empires, l'Austro-Hongrois et Ottoman, sont désormais de l'histoire ancienne. S'ouvre alors une période de jazz et d'années folles, dominées en France par Joséphine, Maurice Chevalier, Léo Marjane...
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Mais l'être humain a toujours cette ambition de battre ses propres records, même les plus tristes. Près de vingt ans après la fin de la première devait débuter la seconde guerre mondiale. Le 19 août 1942, les alliés tentaient un premier débarquement, raté sur toute la ligne, à Dieppe. Mon grand-père faisait partie de ce régiment de Canadiens qui visitaient pour la première fois, et certains pour la dernière fois, le vieux continent. Quelques photographies à l'encre sépia, quelques croix de bois dans un champ normand, un bras ou une jambe en moins, ils ont laissé une empreinte bien sentie, encore soixante-sept ans après. Et les coquelicots? Ils poussent encore et recouvrent une terre qui s'est tant désaltérée de sang, local et étranger. Dans ces rouges pétales qui ornent nos revers de manteau, il y a un peu de Roger, un peu de Hans, un peu de Bill, un peu de Boris...