jeudi 29 octobre 2009

De battre mon coeur s'est arrêté...

Ou presque. Il ne m'était jamais venu à l'idée que ce blogue pourrait servir pour afficher mon bulletin de santé. Cependant, en voici la cause, à l'annalistique.
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Le 19 octobre, un mal de gorge, à première ouïe inoffensif.
Le 23 octobre, ma voix enrouée peinait à émettre chaque son sans toux et râcle de gorge.
Las, je vais samedi le 24, à 11 heures du soir à l'urgence. Après avoir été confiné presque six heures sur un lit de fortune avec un masque et une robe d'un goût douteux, la docteure confirme...un rhume.
Aujourd'hui, le 29 octobre, je vais, exténué, à la clinique de l'Université. Résultat: Asthme chronique et signe de pneumonie. Une semaine au lit et médicaments coûteux au goût infect.
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Bilan. Deux examens de mi-session repoussés à une date future, deux cours d'Ovide ratés, trois cours d'Euripide qui le seront plus un cours sur Homère, quantité de travail en retard. Au Québec, une semaine de lecture m'aurait peut-être permis de rattraper ce retard intempestif, mais pas au pays des Oies et des citrouilles kamikazes. Vous vous demandez si je déparle ou, carrément, si je délire. Mais non. Ce seront peut-être les sujets d'un futur billet. À suivre...
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P.S. Si vous vous demandez pourquoi j'ai choisi ce titre, ce n'est pas afin de vous faire croire à ma fin imminente, ni de jouer les divas (non pas que je ne le fasse un tantinet). C'était pour faire un lien avec le film en question, qui sera projeté demain par études françaises (oui, oui, ça existe!) et que je manquerai à cause de ces déboires qui m'assaillent.

Fin?

samedi 17 octobre 2009

Et la mi-session approche...

Eh oui, London n'y fait pas exception. D'ici une semaine, la plupart des examens auront été assignés et complétés. Mon statut non plus n'y fait pas exception puisque je n'ai qu'une publication pour le mois d'octobre (comparez avec septembre). Mais il fallait que je rapporte au moins ma soirée de vendredi. Ayant été annulé au début de la session, c'est précisément à cette date, c'est-à-dire vendredi, qu'eut lieu le party inaugural. Le vin coulait à flots, des provisions de bouche s'éparpillaient ça et là et, au milieu de l'Academia (10 professeurs) étaient une poignée d'étudiants, dont seulement trois à la maîtrise. Malgré le nombre restreint, je m'amusai comme un fou à badiner avec quelques professeurs, éméchés cela va de soit (ou de soi), ma cousine Éloïse, unique francophone de naissance du groupe, et Raquel, seule hispanophone depuis sa tendre enfance du symposium. Il va sans dire que des trois langues qui n'avaient refuge que dans certaines bouches, je pus me délecter en passant d'une à l'autre, sans trop de peine.
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Nous, c'est-à-dire mes deux charmantes compagnes mentionnées ci-dessus et moi-même, dûmes partir aux petites heures du matin. La soirée avait été charmante et délicieuse et, enfin, j'ai pu m'éclater un peu...Avouez quand même que ce n'est pas tous les jours qu'on trinque avec un professeur en dehors de l'Université. Surtout lorsque c'est lui ou elle qui paye...

mercredi 7 octobre 2009

La Bourse ou la Vie

Cliché de Robin des Bois, je sais. Mais dernièrement, le remplissage de formulaires, pour obtenir quelques dollars en plus, ne laisse personne souffler une seconde ad hoc. Moi-même, accablé par ces tâches domestiques, ai-je dû peiner à l'ouvrage. Heureusement, étant secondé par une secrétaire hors pair en la personne de Mme La Forme (nom lui seyant puisqu'elle pétille d'énergie), je puis m'en sortir.
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Ici, le CRSH s'appelle SSHRC et est prononcé sherk. Pour ma part, je lui préfère la douce appellation de shark, puisque j'ai l'intime conviction d'avoir été rongé pendant ce long processus, à pleines dents. Mais bon, inutile de me lamenter plus longtemps sur ces applications puisqu'elles ont été complétées. D'ailleurs, je jongle maintenant entre du Homère, accompagné de vin et fromage, ou bien donc d'Ovide, secondé de dictionnaires et d'Internet. Le choix vous semble peut-être évident, mais 130 vers d'Ovide, ça prend du temps. Je vous laisse d'ailleurs sur un vers de ce même Ovide.
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Tu pueros somno fraudas tradisque magistris (Am.1.13.17)
Parlant de l'Aurore, Ovide lui reproche ceci : Tu prives les enfants de leur sommeil et les livre aux maîtres d'école. J'aurais très certainement pu réciter ce vers chaque matin de ma vie.