jeudi 3 septembre 2009

Suburban Tango

«Le tango, je me demande pourquoi ça se danse debout!» - Sacha Guitry


Mardi soir, je décidai d'aller à un club de tango, le seul de la ville et le premier depuis le départ de «el studio tango» il y a quatre ans. En effet, la ville swingue, mais ne tangue pas. J'arrivai hélas trop tard pour la piste de danse et j'assistai au cours intermédiaire. À cette occasion, je fis comme mon incipit. En revoyant certains pas, différant de ce que j'avais appris, je dansai mentalement, donc assis. À la fin, j'allais apostropher l'élément femelle du couple de professeurs. Jeune, jolie et hongroise, autant de qualités pour rendre un homme attentif. Après notre discussion, je fis connaissance avec quelques uns des onze tangueros. C'est un petit groupe, certes, mais ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières, n'est-ce pas ? À peine faisions-nous connaissance que je recevais déjà la sympathie des membres car quitter Montréal, la quatrième ville de tango au monde, où les tanguerias foisonnent, pour un sous-sol d'église malfamée, c'est vraiment de la déchéance. Malgré cela, je m'y aventurerai encore la semaine prochaine, espérant cette fois-ci pouvoir faire preuves de mes prouesses au rythme endiablé de l'Argentine en disques compacts. Cela fait au moins une distraction plaisante que London a à m'offrir.

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