mercredi 30 septembre 2009

Choses vues

En rafale :
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Dans l'autobus : S'ouvrir, toucher le bar. Encore un coup de l'oïsiveté des employés de la London Transit et de babelfish combinés.
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Encore dans l'autobus : Une affiche montrant le profil dessiné d'une jeune femme, en bas une voiture rouge et le texte - Looking for a serious relationship? Western Driving Academy...
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J'ai reçu un premier message-texte sur mon cellulaire : Suck a dick. Notez quand même que l'orthographe a bien été respecté, quoiqu'il y eût un point à la fin de cette exhortation.
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Un professeur de latin peut porter un sweatshirt. Mais seulement quand il est chez lui.
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Skippy le kangourou, afin de le différencier de la section des kangourous, est inscrit sous la rubrique «Art» dans Wikipédia. Ça n'a rien avoir avec London mais je trouvais ça assez incongru pour le rapporter dans ce billet.

samedi 26 septembre 2009

This is Sparta!

J'étais en train de composer des questions pour le cours de civilisation ancienne auquel je suis rattaché lorsque je lisai un paragraphe traitant de Sparte à l'époque archaïque. Il y était écrit que c'était probablement la seule polis à avoir conservé le rôle de basileus, présent déjà à l'époque mycénienne (1600-1100). Ce dont toutes les autres poleis s'étaient débarassé, Sparte le conservera. Et, devant telle incongruité, je trouvai que c'était Sparte tout craché.
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Pour tous ceux qui auraient fait un lien avec un certain film hollywoodien, je les pardonne. En effet, il n'est aujourd'hui de lieu commun plus tenace hors des études classiques que d'associer la ville de Léonidas au film 300. Certes, pour certains, ce film était une montagne de clichés où l'ubermensch à la Nietzsche est à l'ordre du jour. Cependant, ce cliché semblerait déjà vieux de quelques 2500 ans, la propagande spartiate ayant donc réussi un coup d'éclat. Les Romains se demanderont plus tard si Sparte, telle que décrite, avait déjà pu exister. Le film est donc à voir au deuxième degré, car c'est toujours comme cela qu'on sépare les esprits forts des faibles, même si ce n'était pas intentionnel. D'ailleurs, y a-t-il quelqu'un qui s'est plaint du fait que les Spartiates n'étaient plus que 299 à affronter les Perses à Thermopyle lorsque leur messager est parti?

mardi 22 septembre 2009

La bande à Ovide...

...à la vidéo!
Qui, né dans les années 80, ne connaît pas ce dessin animé? Des animaux anthropomorphiques vivant sur une île et qui tentent de faire échouer les plans d'un serpent diabolique! La référence est évidemment lié à mon séjour à London puisque, Ovide, j'en lis et j'en traduis. Beaucoup. Imaginez juste ceci : Le premier livre des Amores, contenant plus de 700 vers, aurait comblé à l'UdeM, dans un cours de séminaire, une demi-session. Ici, trois cours...de deux heures chacun! D'ailleurs, j'écris cette chronique entre deux vers, et je vous en récite un :
Saepe nega noctes, capitis modo finge dolorem. (Am. 1.8.73)
La traduction? Refuse-lui toujours tes nuits, par moments, invente un mal de tête. Merci Ovide, cela fait 2000 ans que tu freines l'ardeur masculine à son meilleur.

vendredi 18 septembre 2009

You know my name, look up the number

Je me suis acheté un cellulaire. Oui, moi! Moi, qui avais juré mes Grands Dieux que l'on ne réussirait jamais à m'en vendre l'utilité. Je fais désormais parti de cette clique qui pourra interrompre un cours en disant «C'est mon téléphone» ou, mieux encore, je pourrai parler dans l'autobus de choses insipides et les autres, pauvres badauds, seront obligés d'écouter ces sornettes à cause du tout-puissant pouvoir de la technologie. Incroyable. Et tout cela parce que j'ai besoin d'être rejoint par le département de Classics. Je dois avouer que c'est le premier tourment de la vie académique que d'être rejoignable partout, même lorsqu'on ne le veut pas. La prochaine étape après le fait d'être accessible est la vie d'ermite, où l'on refuse du temps à tous pour ne se consacrer qu'à ses ouailles. Et la dernière? La folie complète.

mardi 15 septembre 2009

Et s'il n'y en a qu'un seul...

Je serai celui-là!
Lundi midi, heure de l'est, je cédai, ou plutôt je passai le flambeau à une jeune génération, plus jeune et dynamique. Certes, l'année qui s'était déroulée avait vu beaucoup d'encre virtuel s'écouler. Bisbilles entre membres et exécutif, conflit entre membres de ce même exécutif, bref, la politique...à son plus laid. Ce changement d'air donnera probablement de bons et, nettement, de plus beaux résultats; le comité exécutif s'est rajeuni d'au moins vingt ans.
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Président sortant, bilan sordide. Encore une année où peu s'est effectué. «Palabres en l'air» fut probablement un totem qui pourrait siéger à tous, ou presque. Cependant, l'arrivée au poste de président d'un membre qui, il y a à peine un an, n'en faisait pas partie, relève d'une intégration plus qu'efficace. Espérons que cela se poursuive. Enfin, je souhaite prospérité et postérité à cette nouvelle ère.
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Toutefois, mon cursus honorum ne s'arrête pas là. Si mes fonctions de président de l'association des études classiques se terminaient lundi, sachez que je viens de prendre du galon, étant devenu le représentant de Classics au SOGS (Society of Graduate Studies), aujourd'hui même, à 17h22. J'espère, en toute sincérité, me montrer digne d'une telle fonction. Car, des représentants de Classics au SOGS, il n'y en a qu'un seul...Et je suis celui-là!

vendredi 11 septembre 2009

Rentrée

Aujourd'hui, c'était ma rentrée. En fait, j'avais dit à tous et à toutes que je ne commencerais les cours que le 14. Cependant, j'ai dû assister au cours pour lequel je suis T.A. (teacher's assistant), un cours de bac pour améliorer mon grec et une rencontre avec un professeur parce que nous, les étudiants inscrits, devions choisir une date afin de reporter le premier cours. Intense. Mais l'énergie automnale, propre aux étudiants qui ne peuvent fonctionner pendant la session d'été (raisons toutes autant diverses pour expliquer la paresse, le manque de motivation, et caetera) me revient doucement et revigore mes sens. Une classe de deux cent cinquante étudiants, la plupart issue des rangs du secondaire a de quoi d'effrayant; un séminaire de quelques étudiants l'est peut-être encore plus. J'ignore encore laquelle de ces situations m'enchante le moins. Toutefois, la cordialité, bonne humeur et jovialité des professeurs, réjouissent.
Un détail cependant mérite un détour flagrant. Voire peut-être même énorme. Et ce n'est ni la taille immense du campus, ni les cours, ni même les professeurs. Ce sont les étudiantes. J'ignore si cela est coutume partout en Ontario mais il me semble n'avoir jamais autant vu de sylphides per capita. Et pas seulement celles inscrites au baccalauréat. Nenni! Après avoir participé aux camps de préparation des T.A. (voir ci-desssus), le nombre astronomique de silhouettes au galbe charmant, aux courbes plantureuses et aux lèvres exquises semblait monter en flèche de secondes en secondes. Partout des exemples réussis de Pygmalion. Et, en mon for intérieur, je remerciais les Dieux Immortels de mon hétérosexualité.

dimanche 6 septembre 2009

Beautiful Stranger

«I've always depended on the kindness of strangers» - Blanche Dubois


Il y a quelques jours, je décidai d'aller au centre d'achats. En y allant, une voisine me donne une poire provenant de son arbre. Un geste tout à fait spontané et gentil. Après la pomme de la discorde, la poire de la cordialité ? Et, en revenant dudit centre d'achats en autobus, un inconnu me propose de la gomme à mâcher. Ces Londoniens ne sont-ils pas adorables ?

jeudi 3 septembre 2009

Suburban Tango

«Le tango, je me demande pourquoi ça se danse debout!» - Sacha Guitry


Mardi soir, je décidai d'aller à un club de tango, le seul de la ville et le premier depuis le départ de «el studio tango» il y a quatre ans. En effet, la ville swingue, mais ne tangue pas. J'arrivai hélas trop tard pour la piste de danse et j'assistai au cours intermédiaire. À cette occasion, je fis comme mon incipit. En revoyant certains pas, différant de ce que j'avais appris, je dansai mentalement, donc assis. À la fin, j'allais apostropher l'élément femelle du couple de professeurs. Jeune, jolie et hongroise, autant de qualités pour rendre un homme attentif. Après notre discussion, je fis connaissance avec quelques uns des onze tangueros. C'est un petit groupe, certes, mais ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières, n'est-ce pas ? À peine faisions-nous connaissance que je recevais déjà la sympathie des membres car quitter Montréal, la quatrième ville de tango au monde, où les tanguerias foisonnent, pour un sous-sol d'église malfamée, c'est vraiment de la déchéance. Malgré cela, je m'y aventurerai encore la semaine prochaine, espérant cette fois-ci pouvoir faire preuves de mes prouesses au rythme endiablé de l'Argentine en disques compacts. Cela fait au moins une distraction plaisante que London a à m'offrir.