mercredi 23 décembre 2009

On prend toujours un train...ou deux.

Je suis de retour à Montréal. J'y suis arrivé le 22 décembre, en milieu d'après-midi. Une fois arrivé, je dus rapidement m'orienter vers un autre train, de banlieue celui-ci. Et une fois le billet acheté et la station Sunnybrooke entendue, je savais que j'arrivais enfin. Il fait bon d'être chez soi, de se sentir loin de la pression académique...pour les vacances du moins!

Post-Scriptum: Je sais que j'écris alors que je suis à Montréal, et non à London.

vendredi 4 décembre 2009

La démocratie, selon l'UWO

Ce lundi, il y avait une procédure afin de ré-élire le président des SOGS, Rick Telfer. Pendant que j'attendais, penaud ou peinard, afin d'enregistrer mon nom pour voter, plusieurs avaient en mains des feuilles blanches, signées. J'étais perplexe et je me disais: Flûte, il y a sûrement quelque chose que j'ai oublié! Mais voici ce que j'ignorais. On peut voter par voix (ou voie) interposée, ou par proxy, comme ils disent. Et devinez qui en distribuait à mains pleines. Et il a été réélu avec 58% du suffrage...

lundi 23 novembre 2009

Vivre sans Latendresse?

J'ai bien beau vivre à London, mais Montréal vit un peu en moi. Une de ces passions qui m'animent, ce sont les Canadiens. Car, si vous ne le saviez pas, j'apprécie le hockey. Assez pour avoir plusieurs centaines de cartes de hockey, amassées depuis ma jeunesse. Comme tout enfant des années 80, collectionneurs de cartes, je me suis amouraché des célèbres Pro-Set 1990-1991.


Pourquoi ai-je choisi particulièrement de parler de hockey dans ce billet, surtout des Canadiens, puisque London possède la plus puissante équipe de la ligue de la OHL, les London Knights? Tout simplement parce que je viens d'apprendre une nouvelle que certains prévoyaient et d'autres appréhendaient. Guillaume Latendresse, maintenant l'ancien numéro 84 des Glorieux, vient d'être échangé. Se termine ainsi une lune de miel que les partisans du gros attaquant avait entamée lors de sa première saison. Un power forward québécois, ou en quelque sorte, il avait ravivé l'espoir des jeunes et des moins jeunes, qui scandaient «Guy, guy, guy» lorsqu'il touchait à la rondelle, ovation qui était offerte autrefois à l'ancienne vedette Guy Lafleur, alors qu'il faisait vibrer la sensible corde nationale...et vocale! Désormais, sous les cieux du Minnesota, Latendresse devra prouver son potentiel. Ou devra essayer. Lorsqu'on lui demanda ses propres pensées à propos de l'échange, Latendresse s'exprima ainsi:

«Mon cerveau était déjà ailleurs»

Il va de soi qu'une telle phrase, dite par un joueur de hockey, fera jaser. Soyez honnêtes. Si je n'avais pas fait une telle introduction et que je vous avais présenté cette citation hors contexte, qu'en auriez-vous pensé? J'attends vos commentaires.

Mais vivre sans Latendresse,
On ne le pourrait pas,
Non, non, non, non?

- La tendresse, Bourvil, 1963. http://www.greatsong.net/CLIP-BOURVIL,LA-TENDRESSE,22482.html

lundi 16 novembre 2009

Choses vues...et entendues

La London Transit est en grève. Mais c'eût pu être pire, c'est-à-dire en plein milieu d'un hiver glacial. Dehors novembre, on respire encore.
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Un professeur de littérature: «It must be a short vowel, or else it would fuck up the hexameter!»
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Il y a désormais plus de distributrices de Purell que de ketchup dans les cafétérias. Attention aux étourdis!
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Récitation d'un passage en latin d'une cinquantaine de mots. Le professeur vous envoie sa lecture, enregistrée comme Mp3.
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La page Wikipédia d'Hugo Lapointe vaut vraiment le détour. Dans les deux sens possibles.

jeudi 12 novembre 2009

Les Coquelicots

11 novembre 1918, à 11 heures du matin. Fin officielle, ou officieuse, de la Grande Guerre. On entasse quelques corps à gauche et à droite, le plomb qui n'a pas fondu dans la tête d'un soldat, orne sa poitrine. L'Allemagne est défaite, la Russie impériale n'est plus et deux Empires, l'Austro-Hongrois et Ottoman, sont désormais de l'histoire ancienne. S'ouvre alors une période de jazz et d'années folles, dominées en France par Joséphine, Maurice Chevalier, Léo Marjane...
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Mais l'être humain a toujours cette ambition de battre ses propres records, même les plus tristes. Près de vingt ans après la fin de la première devait débuter la seconde guerre mondiale. Le 19 août 1942, les alliés tentaient un premier débarquement, raté sur toute la ligne, à Dieppe. Mon grand-père faisait partie de ce régiment de Canadiens qui visitaient pour la première fois, et certains pour la dernière fois, le vieux continent. Quelques photographies à l'encre sépia, quelques croix de bois dans un champ normand, un bras ou une jambe en moins, ils ont laissé une empreinte bien sentie, encore soixante-sept ans après. Et les coquelicots? Ils poussent encore et recouvrent une terre qui s'est tant désaltérée de sang, local et étranger. Dans ces rouges pétales qui ornent nos revers de manteau, il y a un peu de Roger, un peu de Hans, un peu de Bill, un peu de Boris...

jeudi 29 octobre 2009

De battre mon coeur s'est arrêté...

Ou presque. Il ne m'était jamais venu à l'idée que ce blogue pourrait servir pour afficher mon bulletin de santé. Cependant, en voici la cause, à l'annalistique.
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Le 19 octobre, un mal de gorge, à première ouïe inoffensif.
Le 23 octobre, ma voix enrouée peinait à émettre chaque son sans toux et râcle de gorge.
Las, je vais samedi le 24, à 11 heures du soir à l'urgence. Après avoir été confiné presque six heures sur un lit de fortune avec un masque et une robe d'un goût douteux, la docteure confirme...un rhume.
Aujourd'hui, le 29 octobre, je vais, exténué, à la clinique de l'Université. Résultat: Asthme chronique et signe de pneumonie. Une semaine au lit et médicaments coûteux au goût infect.
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Bilan. Deux examens de mi-session repoussés à une date future, deux cours d'Ovide ratés, trois cours d'Euripide qui le seront plus un cours sur Homère, quantité de travail en retard. Au Québec, une semaine de lecture m'aurait peut-être permis de rattraper ce retard intempestif, mais pas au pays des Oies et des citrouilles kamikazes. Vous vous demandez si je déparle ou, carrément, si je délire. Mais non. Ce seront peut-être les sujets d'un futur billet. À suivre...
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P.S. Si vous vous demandez pourquoi j'ai choisi ce titre, ce n'est pas afin de vous faire croire à ma fin imminente, ni de jouer les divas (non pas que je ne le fasse un tantinet). C'était pour faire un lien avec le film en question, qui sera projeté demain par études françaises (oui, oui, ça existe!) et que je manquerai à cause de ces déboires qui m'assaillent.

Fin?

samedi 17 octobre 2009

Et la mi-session approche...

Eh oui, London n'y fait pas exception. D'ici une semaine, la plupart des examens auront été assignés et complétés. Mon statut non plus n'y fait pas exception puisque je n'ai qu'une publication pour le mois d'octobre (comparez avec septembre). Mais il fallait que je rapporte au moins ma soirée de vendredi. Ayant été annulé au début de la session, c'est précisément à cette date, c'est-à-dire vendredi, qu'eut lieu le party inaugural. Le vin coulait à flots, des provisions de bouche s'éparpillaient ça et là et, au milieu de l'Academia (10 professeurs) étaient une poignée d'étudiants, dont seulement trois à la maîtrise. Malgré le nombre restreint, je m'amusai comme un fou à badiner avec quelques professeurs, éméchés cela va de soit (ou de soi), ma cousine Éloïse, unique francophone de naissance du groupe, et Raquel, seule hispanophone depuis sa tendre enfance du symposium. Il va sans dire que des trois langues qui n'avaient refuge que dans certaines bouches, je pus me délecter en passant d'une à l'autre, sans trop de peine.
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Nous, c'est-à-dire mes deux charmantes compagnes mentionnées ci-dessus et moi-même, dûmes partir aux petites heures du matin. La soirée avait été charmante et délicieuse et, enfin, j'ai pu m'éclater un peu...Avouez quand même que ce n'est pas tous les jours qu'on trinque avec un professeur en dehors de l'Université. Surtout lorsque c'est lui ou elle qui paye...